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Frites et mauvais cholestérol

Sud presse - MBV.
/ 22.12.2010

Les frites que nous achetons à la friterie sont toujours trop grasses, mais moins qu’avant. C’est la conclusion de Test-Achats qui a fait le tour des friteries du pays.

Un quart des Belges mangent, chaque semaine, des frites achetées à la friterie. Parmi eux, plus de la moitié ne les mange pas sur place, mais les emporte à la maison. Une fois par semaine, c’est beaucoup. Mieux vaut dès lors que ces frites soient de bonne qualité. Autrement dit pas trop grasses. Malheureusement, ce n’est toujours pas le cas, comme le révèle l’enquête que vient de mener l’association de consommateurs Test-Achats. Ses enquêteurs ont acheté un grand paquet de frites dans 50 friteries réparties dans tout le pays. Des friteries qui, pour la plupart, avaient déjà été visitées en 2002 par Test-Achats. Si leurs frites sont toujours trop grasses, elles font, dans l’ensemble, quand même nettement mieux qu’alors.

Mauvais cholestérol

Ce qui fait des frites trop grasses, c’est la qualité de l’huile. Plus celle-ci est utilisée longtemps, plus les frites sont grasses. “Et par rapport à 2002 ”, note Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Test-Achats, “ on a observé que les graisses étaient davantage systématiquement remplacées qu’avant ”.

Mais le choix de l’huile est aussi très important. Certaines sont trop riches en acides gras saturés, qui augmentent la formation de mauvais cholestérol, et le risque de maladies cardio-vasculaires. Or, les friteries utilisent le plus souvent du blanc de bœuf, graisse animale, solide. “ Or ”, relève Test-Achats, “ les graisses solides renferment beaucoup d’acides gras saturés. Et les graisses animales peuvent aussi renfermer des acides gras trans, qui augmentent également le taux de mauvais cholestérol.”

Pour évaluer la qualité nutritionnelle de la graisse, les enquêteurs de Test-Achats ont donc évalué les concentrations en acides gras trans et saturés. Et pour ces deux points, sur l’ensemble des friteries de Bruxelles et de Wallonie, seule l’une d’entre elles -Jean-Lou à Louvain-la-Neuve- reçoit deux notes positives.

“L’idéal ”, poursuit Jean-Philippe Ducart, “ c’est une huile végétale, plutôt de type arachide. Olive c’est bien aussi, mais pas spécialement approprié à la friterie ”.

De 2002 à aujourd’hui, le prix du paquet de frites a, en moyenne, augmenté de 0,70€, ce qui semble raisonnable.

Prix lié à l’énergie

“ Mais ce qui choque les gens ”, explique encore le porte-parole de Test-Achats, “ c’est que ce prix ne diminue pas quand celui des pommes de terre est en baisse. Même si, en fait, il est davantage lié au coût de l’énergie.”

Enfin Test-Achats a aussi comparé le poids du gros paquet de frites. Et là, clairement, cela varie beaucoup d’une friterie à l’autre, et on n’en a pas partout pour son argent. Trop coûteuses aussi, les sauces: de 0,50 à 0,80€. Rien à voir avec leur coût réel.

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