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"Je vends des épices rares sur internet"

Sudpresse - Sarah Van Den Bergh
/ 19.08.2011

Céline Ilsbroeckx (32 ans) a lancé son épicerie fine sur le web en mars 2010. Elle y propose des produits rares... du terroir ou étrangers. Nous l’avons rencontrée pour en apprendre davantage.

“ Depuis que j’ai lancé mon épicerie en ligne le 6 mars 2010, je travaille plus de dix heures par jour... C’est passionnant mais c’est aussi tout un investissement ” confie Céline Ilsbroeckx (32), habitante d’Odeur (Crisnée) et fondatrice de l’épicerie fine en ligne “ d-gustation.be ”. Auparavant serveuse, depuis un an et demi, son commerce sur la toile, est son activité principale. Elle y propose notamment des épices wallonnes, espagnoles et italiennes ainsi que des huiles diverses, du vinaigre, du thé ou du foie gras.

“ Ce qui a le plus de succès auprès des acheteurs, c’est le thé dammann (3.65euros), le piment d’Espelette (4,10euros), un piment venu du Pays-Basque parfumé et très fruité ainsi que la poudre du Yuzu, il s’agit d’agrumes japonaises ”. Mais l’épicerie fine “ d-gustation ”, c’est surtout 285 acheteurs, plus de 300 produits proposés allant de 1,80 à 60 euros et une douzaine de livraisons par semaine. Dès le paiement effectué en ligne, les livraisons des produits sont faites soit à domicile soit à des points-relais. Et quand Céline nous parle de ses débuts dans le commerce en ligne, ça a l’air complexe. “ Il

m’a fallu 9 mois de préparation. Le temps pour moi de trouver les produits rares à proposer sur mon site, de créer le site et surtout il a fallu que je suive six mois de cours gestion. ”

Pour la création de son site, c’est vers l’entreprise liégoise “ ZZAM ” qu’elle s’est tournée. Quant aux livraisons, ce sont le taxi-post et l’entreprise “ KIALA” qui s’en chargent. Mais le plus difficile quand on crée un commerce en ligne, c’est de faire connaître son site au grand public et surtout de prouver qu’il apporte une plus-value et qu’il est fiable. Bref, que ce n’est pas une arnaque!

“ Quasi tous les week-ends, je tiens un stand avec mes produits dans de multiples foires. J’ai aussi participé aux salons du vin à Floreffe et à Huy. Et au salon gastronomique très réputé Culinaria. Ça rassure les gens de me voir en personne car au début, un écran ne suffit pas toujours à avoir leur confiance. Mais une fois le site consulté, il voit que c’est du sérieux” . Et pour ceux qui pensent qu’être “ vendeur en ligne ”, cela demande peu d’investissement, détrompez-vous!“ Une journée-type pour moi, c’est gérer le site internet : j’y rédige les textes, j’y mets les photos, je contacte l’acheteur dès la commande effectuée. Et surtout je fais le tour des cuisiniers et des foires pour trouver des produits rares et de qualité pour les

tester et ensuite les ramener à mon entrepôt ou les conduire aux entreprises de livraisons. Ça demande énormément de temps”. Et maintenant son site bien connu, Céline ne compte pas s’arrêter là. Elle a en projet de créer son blog “ cuisine ”...

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