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Sommelier 2012: un titre impératif

Sudpresse - C.B.
/ 25.01.2012

Rodolphe Quéhé, le sommelier ch’ti du restaurant L’Impératif à Maisières sera le candidat hennuyer au titre de “ Sommelier of the year 2012 ”.

Professionnels et consommateurs viennent de désigner les dix candidats provinciaux qui brigueront la distinction œnologique le 26 mars prochain en Flandre.

Il a le triomphe modeste et généreux, Rodolphe! La modestie car il associe à son succès ses quatre confrères hennuyers qui participaient à la compétition avec lui. La générosité car il partage les lauriers avec le chef Benoît Neusy et l’équipe de l’établissement spécialisé dans les produits de la mer.

“ Et je voudrais remercier tous ceux qui ont voté pour moi, les clients de L’Impératif, mes élèves du club de dégustation, la Maison de l’Entreprise à Mons, le club de foot RBDB à Boussu ”, énumère celui qui règne sur une cave haut de gamme.

Ces derniers mois, L’Impératif surfe sur la vague des récompenses: trois fourchettes au Michelin, 16/20 au Gault Millau, le grand prix du concours Laurent-Perrier qui distingue l’accord parfait mets-vins ... La toute récente reconnaissance publique des compétences sommelières de Rodolphe Quéhé ouvre-t-elle la voie vers l’étoile convoitée? Le restaurant, impliqué dans Mons 2015, l’espère secrètement.

Le tandem Neusy-Quéhé construit sur le goût des bonnes choses et de l’amitié est prometteur d’un bel avenir.

Originaire du Valenciennois, Rodolphe a fréquenté l’école hôtelière du Touquet et quelques établissements réputés de l’Hexagone avant de croiser la route de Benoît Neusy, il y a sept ans.

Avec deux grands-mères belges, il se sent parfaitement intégré à la région. C’est d’ailleurs à Wasmes qu’il s’est établi. À 39 ans, ce père de deux enfants avoue un gros faible pour l’Ecosse, ses whiskeys et... sa cornemuse! “ Je vais dans le nord de la Grande-Bretagne une à deux fois par an. Il y a un festival de cornemuse sublime. Quand les 150 musiciens sonnent tous ensemble, ça me fait frissonner des orteils aux cheveux. J’en ai même les larmes aux yeux. ”

Avec une telle sensibilité, Rodolphe a sûrement du talent aux fourneaux, non? “ J’aime cuisiner chez moi, oui. Je suis du genre à faire la vaisselle en même temps. Et j’ouvre volontiers une bouteille de vin blanc pour me tenir compagnie. Quand le repas est prêt, souvent mes oreilles chauffent! Je me demande pourquoi! Oups, la bouteille est vide! ”, plaisante-t-il. Un sommelier qui aime vider ses flacons, avec modération, c’est plutôt bon signe!

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